L’Année du Maghreb. Sahara en mouvement. Protestations sociales et « révolutions ».2018-05-10T09:07:31+00:00

Description du projet

Ed. Dominique Casajus.

La période qui s’étend de la fin de l’année 2010 au début de 2011 constitue une rupture dans l’histoire des régimes autoritaires arabes. Le souffle des protestations sociales est parti de Tunisie et a emporté le régime de Ben Ali le 14 janvier 2011, puis celui de Moubarak en ègypte un mois plus tard. La Tunisie est donc au coeur de la seconde partie de L’Année de Maghreb qui traite de l’actualité maghrébine. Si l’onde de choc de la « révolution » tunisienne a occulté les enjeux sahariens, le Sahara constitue toujours un sujet de préoccupations des médias occidentaux: refuge d’al-Qaida au Maghreb, cette région est analysée en termes strictement sécuritaires. Zone d’instabilité, le Sahara est percu comme l’aire de jeu des terroristes et le lieu de passage des « hordes d’émigrés » en partance pour l’Europe.
Le dossier de recherche de L’Année du Maghreb, coordonné par Dominique Casajus et ancré dans une perspective historique, donne du Sahara l’image beaucoup plus nuancée d’une région en mouvement. Aire géographique nourrissant les utopies techniciennes et littéraires, le Sahara a toujours été pris dans en réseau de relations, inséparables de ses marges. Alors que l’Europe de Schengen s’obstine à voir dans le Sahara un lieu vide dont il faut à tout prix empêcher qu’il ne soit traversé, il est en réalité une zone où poussent les villes, se déploient des résaux commercants transnationaux, se développent des échanges licities et des trafics illicites, s’affirment des mouvements politiques qui instrumentalisent les États et/ou sont instrumentalisés par eux.

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