Association pour l’anthropologie du changement social et du développement
Association for the anthropology of social change and development

Hacking the Circuits of Circulation: ‘Democratizing Technology’ in Lomé’s ‘Maker Movement’

Hacking the Circuits of Circulation: ‘Democratizing Technology’ in Lomé’s ‘Maker Movement’

Auteur(s) : Santos Janine Patricia ;

New digital-knowledge economies have been gaining global traction both in the Global North and parts of the Global South, and with it the Maker Movement whose spaces are considered potential catalysts to the shift. The Maker Movement is broadly defined as “a revolutionary movement made evident by the proliferation of its physical spaces (makerspaces, hackerspaces and Fab Labs) where collaborative reflection, creation and innovation occur” (Fab Foundation 2018; Kohtala 2017; Kostakis, et. al. 2015; Hielscher & Smith 2014; Lindtner, Hertz & Dourish 2014). Rooted in the Euro-American ideologies of the ‘hacker ethic’, Do-it-Yourself (DIY), and the commons (open source), it promises to usher in the ‘democratization of technology’ and the ‘empowerment of citizens’ through digital inclusion and the free sharing of knowledge. Similarly, the phenomenon of the digital economy widespread among Sub-Saharan African countries echoes promises of technological democracy and financial inclusion—primarily through the use of mobile phones and mobile money—and has attracted various infrastructure investments and the influx of cheaper, often Chinese, mobile phones. Yet the digital economy and its infrastructures remain contested at present, as inclusion/exclusion remain political and as the appropriation of the Maker Movement in Africa remains contingent to its Euro-centric forms.

Nonetheless,vernacular manifestations of the Maker Movement’s activities such as hacking, recycling and repair have long been practiced by locals through ingenious ways of providing local solutions to daily struggles. These vernacular manifestations have paved way for a bottom-up ‘democratization of technology’ through the sharing of knowledge and know-hows in apprenticeship, and through organic ‘tech-entrepreneurial’ spaces such as quartier Dékon where most of Lomé’s repair, decoding and reselling of mobile phones occur. Framing the Maker Movement within the phenomenon of the digital-knowledge economy, this paper aims to nuance the concepts of ‘democratizing technology’ by following the mobile repairers, decoders and resellers of Dékon, together with the ‘makers’ of spaces such as Ecotec Lab and WoeLab[1], in order to provide for an ethnographic account of how they embody the changes and processes occurring in the shift towards a digital-knowledge economy. Additionally, this paper looks at how the politics governing knowledge circulation in the context of digital infrastructures and mobile phones are negotiated by the makers, hackers, repairers and decoders of Lomé; and subsequently sheds light on how knowledge-based transactions within the digital-knowledge economy contribute to changing the nature of knowledge itself.

[1]Being officially labelled as makerspaces and Fab Labs by their founders, these spaces in Lomé are positioned as more ‘formalized’ spaces of the Maker Movement, as compared to quartier Dékon where transactions involving digital technologies within the formal and informal sectors converge.


Mot-clé : democratizing technology, digital economy, knowledge economy, Lomé, et Maker Movement
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Infrastructures de transports urbains de Lomé à l’épreuve des pratiques locales de mobilité

Infrastructures de transports urbains de Lomé à l’épreuve des pratiques locales de mobilité

Auteur(s) : SAGNA Yao ;

Lomé a connu ces dernières décennies une croissance démographique sans précédent, entraînant des besoins grandissants au rang desquels  le transport occupe une place majeure. De par sa configuration, elle présente un noyau ancien autour duquel se développent des activités du tertiaire à fortes intensité et attractivité. Ce qui implique des déplacements journaliers pendulaires reliant les périphéries, résidentielles en général, au centre-ville .

Pour s’y déplacer, mis à part les modes de transports individuels, des offres diversifiées de transports collectifs  se présentent et constituent un secteur dit artisanal parallèle à celui qu’on qualifie de moderne ou conventionnel . Indéniablement, il a été prouvé par plusieurs recherches que ces types de transports  (artisanaux) marginalisés possèdent pourtant des avantages considérables dont le caractère flexible dans les parcours et les prix, l’accessibilité à des zones difficiles, l’ubiquité et une sorte de réponse à la crise du chômage . Ces différents avantages semblent constituer une réponse à la demande de mobilité à Lomé , une réponse « par le bas » ingénieuse de par ses caractéristiques et son organisation que les sociétés de transports publics n’arrivent pas à satisfaire pleinement.

Dans le même temps, la ville de Lomé, dont le développement économique est lié à son port en eau profonde, se fait remarquer dans la desserte des pays enclavés du Sahel. Sa situation géographique sur la dorsale littorale du Golfe de Guinée avec un grand marché international sur la côte lui confère une position stratégique dans le réseau UEMOA. Pour consolider ces atouts, la ville a investi de lourds fonds dans la reconstruction de la quasi-totalité de son réseau viaire transnational et intra-urbain entre 2010 et 2015 aux fins d’améliorer la qualité de la circulation en transit et locale . Ce renouvellement des infrastructures routières s’est fait suivant des modèles de grandes voies mais où les modes alternatifs à l’automobile semblent être moins considérés. L’usage de ces nouvelles infrastructures devient alors contrasté par la réalité de la composition du trafic urbain dominée par les transports artisanaux.

Des scènes qu’on y voit s’apparentent à un fourre-tout du qui mieux mieux où les transports artisanaux, surtout les deux-roues,  brusquent pour s’approprier l’espace suivant leur propre logique de fonctionnement sinon guidés par l’intérêt pécuniaire. Les piétons quant à eux disputent le trottoir avec les étalages de commerces de rues. Il est fréquent d’assister à des violations du « code de la route » dont on ne sait finalement à qui et à quoi il est destiné. En conséquence le taux d’accident  n’est pas en passe de baisser ni la fluidité du trafic voulue des politiques ni la belle image « moderne » qu’ils espéraient observer depuis l’arrière des vitres de leurs voitures. Malgré des représailles orchestrés souvent par les forces de l’ordre ou des agents municipaux pour recadrer ces pratiques supposées déviantes à leurs yeux, tout ressurgit comme pour dire « chassez le naturel, il revient au galop ».

Notre communication vise à mettre en question les modes d’aménagement d’infrastructures de transports urbains en Afrique au prisme des pratiques locales de mobilité à partir du cas de Lomé.  Notre démarche d’analyse se fondera sur nos observations de terrains et entretiens  effectués auprès des différents acteurs de la mobilité et des politiques d’infrastructures routières de Lomé


Mot-clé : Infrastructures, Lomé, mobilité, et transports urbains
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